DĂ©jeuner Annuel de l’Action Sociale

L’Action Sociale organise son dĂ©jeuner annuel

LE DIMANCHE 5 FEVRIER 2012 A 12 H 15

Jacques TARNERO , historien et essayiste fera une confĂ©rnece sur LE NOM DE TROP  – ISRAEL ILLEGITIME ?

VOIR AFFICHE

30 juilllet 2011 – MASSE – 5771

A Ticha beav qui approche, Ă  prĂ©sent, Ă  grands pas, nous lirons le rouleau d’Eykha, mis par Ă©crit par le prophĂšte JĂ©rĂ©mie, contemporain de la destruction du premier Temple de JĂ©rusalem. Au troisiĂšme verset du rouleau, le texte biblique dit : « Yehouda a Ă©tĂ© exilĂ© mé’oni, Ă  cause de la pauvreté ». Que cela signifie-t-il ? Le Midrach Eykha Rabba explique : Yehouda a Ă©tĂ© exilĂ© parce que ses habitants « ont volĂ© le salaire de l’employĂ© ainsi qu’il est dit : « Ne vole pas le salaire du pauvre, ‘ani » (DeutĂ©ronome 24, 14) ». La Torah vise ici le patron qui retient le salaire de son employĂ© journalier. De mĂȘme, Yehouda a Ă©tĂ© exilĂ© parce que ses habitants « ont volĂ© les impĂŽts qui reviennent au ‘ani, au pauvre ».

Autrement dit, l’exil commence quand un patron ne paye pas en temps voulu son employĂ© et quand les hommes refusent de cĂ©der aux pauvres ce qui leur revient. En effet, ces deux attitudes dĂ©montrent que l’individu exclut du cadre de ses obligations et de ses engagements, le pauvre qui se retrouve ainsi en situation d’exil. Il est rejetĂ© loin du cadre qui devait le rattacher Ă  la collectivitĂ©. On comprend alors le verset qui annonce que « Sion sera rachetĂ©e par la justice ».

Chabbat chalom à tous !

Rabbin J.Milewski

Réagissez !

Etre traditionaliste par le Rabbin Jean Schwarz (février 1965)

par le Rabbin Jean Schwarz en février 1965
Etre traditionaliste c’est:

  • Croire que le message divin tel qu’il se trouve consignĂ© dans la Torah constitue la parole de Dieu, Ă©ternelle et immuable, qui s’adresse Ă  chacun de nous, aujourd’hui, comme il y 35 siĂšcles au Sinaï ;
  • Avoir la conviction qua la « Loi orale » en constitue le complĂ©ment indispensable et la seule interprĂ©tation en permettant l’application dans la vie de tous les jours;
  • Etre persuadĂ© que la Torah qui, Ă  ses yeux est toujours prise dans son acceptation large (Loi Ă©crit, et orale), constitue une Loi de vie qui peut et doit ĂȘtre vĂ©cue par chacun de nous en tous temps et tout lieu ;
  • Admettre que son premier devoir religieux consiste Ă  Ă©tudier et Ă  approfondir le parole de Dieu (Talmud Torah) pour ĂȘtre toujours Ă  mĂȘme d’en appliquer toutes les prescriptions ;
  • Faire de la Torah le guide de toute son existence et s’efforcer de mettre en application la volontĂ© divine, qui y est exprimĂ©e, aussi bien dans ses rapports avec son prochain que dans ses relations avec l’Eternel ;
  • Vivre une vie moderne, mais dans toute la mesure seulement oĂč elle est compatible avec les critĂšres divins exprimĂ©s dans 1a Torah ; la parole de Dieu est au-dessus de tous les temps ;
  • Ne jamais prendre une dĂ©cision sans en mesurer les interfĂ©rences religieuses et repousser toutes celles qui risqueraient d’engendrer un conflit avec la Torah : l’application de celle-ci a prioritĂ©;
  • Etre sĂ©vĂšre envers soi-mĂȘme, mais plein de condescendance  et d’humilitĂ© vis-Ă -vis de son prochain;
  • Respecter en chaque homme l’image de Dieu et l’aimez d’un amour vĂ©ritable et profond ;
  • Ne pas s’enorgueillir du fait que l’on croit se trouver sur un Ă©che­lon plus Ă©levĂ© que son prochain dans la soumission au message di­vin : qui nous dit que celui-ci n’a pas plus de mĂ©rite par le fait que son point de dĂ©part Ă©tait situĂ© plus bas ;
  • Aider de tout ĂȘtre et en toute modestie son prochain, d’une main franche et secourable, Ă  s’élever ; mais ne pas lui retirer ta considĂ©ration au cas oĂč il n’a pas le courage  de poursuivre son ascension ;
  • Ne jamais  oublier que nous sommes en toute occasion les « tĂ©moins de Dieu »  et que  c’est Ă  travers notre comportement vis-Ă -vis de notre prochain que l’on  jugera Dieu et la Torah;
  • Mettre l’amour du prochain au-dessus mĂȘme de l’amour de Dieu : c’est en aimant les enfants de Dieu que l’on manifeste un rĂ©el et profond amour Ă  notre PĂšre commun;
  • Accomplir la volontĂ© de Dieu – la Mitzva –  dune maniĂšre sincĂšre et  profonde, de tout son ĂȘtre et non par  routine et habitude acquise ;
  • Faire de la priĂšre un contact rĂ©el avec Dieu, profitable par son enrichissement spirituel et non une rĂ©citation rapide et fastidieuse de textes incompris et non sentis, dont le cƓur est  bien loin;
  • Faire de son foyer un centre religieux,  un vĂ©ritable « sanctuaire en  miniature » oĂč seul peut se transmettre Ă  la gĂ©nĂ©ration montante, d’une maniĂšre vivante et sentie,  la grandeur et la profondeur de la foi ;
  • N’avoir aucune  condescendance envers ceux qui abandonnent le JudaĂŻsme et ne tolĂ©rer aucune ambiguĂŻtĂ© vis-Ă -vis de ceux qui se permettent de faire un choix arbitraire dans la parole de Dieu et d’en travestir le message;
  • N’accepter aucun compromis et ne pas couvrir par une prĂ©sence intempestive, des activitĂ©s non conformes Ă  notre maniĂšre de vivre et de penser ;
  • Etre opposĂ© Ă  tout ce qui n’est qu’un  « vernis » juif,  un  « folklore » ou une « culture »  à tout JudaĂŻsme  superficiel qui n’est qu’un leurre ou un  « ersatz »  de la Torah;
  • CrĂ©er et soutenir avant tout et au-dessus de tout les Institutions qui respectent et dĂ©fendent la Torah ;
  • Voir dans l’établissement de l’état  d’IsraĂ«l le premiĂšre Ă©tape de la rĂ©alisation de la promesse divine  proclamĂ©e par le voix de nos prophĂštes;
  • Avoir la conviction que notre fidĂ©litĂ© Ă  l’alliance du SinaĂŻ pourra hĂąter  l’avĂšnement d’une Ăšre de paix et de fraternitĂ© pour tous les hommes.
Réagissez !

Yom Hashoah Vehaguevourah – 5771

Par Charly Bronner (Président) - 2 mai 2011

Shoah, ce mot hĂ©breu qui signifie « anĂ©antissement », cataclysme ou catastrophe. On le trouve dans IsaĂŻe, dans les psaumes et dans le livre de Job. C’est dans le quotidien israĂ«lien Haaretz que le mot shoah est Ă  nouveau utilisĂ© pour dĂ©signer les crimes nazis. Selon les pays, il s’est progressivement substituĂ© au mot holocauste et en France notamment aprĂšs la sortie du film de Claude Lanzmann en 1985. Claude Lanzmann Ă©crit Ă  propos du titre de son film « Si j’avais pu ne pas nommer le film, je l’aurais fait. Comment aurait il pu y avoir un nom pour nommer un Ă©vĂ©nement sans prĂ©cĂ©dent dans l’histoire ? On peut en effet se demander comment l’esprit humain peut il trouver un mot pour identifier un fait qui dĂ©passe l’imaginaire ?

Comment une sociĂ©tĂ© moderne, fiĂšre de son niveau culturel et scientifique peut elle engendrer l’assassinat mĂ©thodique de6 Md’ĂȘtres humains (dont1,5 Md’enfants) avec pour finalitĂ© l’éradication du peuple juif ? L’extermination des Juifs durant la seconde guerre mondiale se distingue par son caractĂšre industriel, bureaucratique et systĂ©matique qui la rend unique dans l’histoire de l’humanitĂ©. Une mise en Ɠuvre du crime absolu sans aucun intĂ©rĂȘt stratĂ©gique, militaire ou Ă©conomique, un crime absolu juste par pure haine.

Nous continuons inlassablement Ă  nous poser des questions auxquelles nous n’avons pas de rĂ©ponse et pour lesquelles nous n’en aurons probablement jamais.

La prise de conscience par le grand public et la reconnaissance par les Etats de la vĂ©ritĂ© historique de l’extermination des Juifs ne s’est pas faite naturellement.

Dans les annĂ©es d’aprĂšs guerre, la mĂ©moire ne se transmettait que dans le cadre intimiste des familles. Beaucoup de rescapĂ©s des camps de la mort n’en parlaient pas et prĂ©fĂ©raient se prĂ©occuper en prioritĂ© de leur rĂ©insertion sociale.

Simone Weil rapporte que les tĂ©moignages des rescapĂ©s n’étaient pas entendus. L’extermination des Juifs ne suscitait aucun intĂ©rĂȘt. Seuls les dĂ©portĂ©s pour fait de rĂ©sistance Ă©taient honorĂ©s.

Et pourtant, il fallait tĂ©moigner afin d’ancrer la mĂ©moire et Ă©tablir la vĂ©ritĂ©.

Le procĂšs Eichmann au cours duquel beaucoup de tĂ©moignages seront recueillis permettra de donner un Ă©clairage dĂ©cisif sur ce que les Juifs ont endurĂ©. Par la suite de nombreux tĂ©moins commenceront Ă  sortir de leur silence. Le remarquable travail de Serge Klarsfeld mettra en Ă©vidence ce qu’a Ă©tĂ© la dĂ©portation en France.

Combien d’annĂ©es a-t-il fallu pour que les gouvernements de nombreux pays europĂ©ens admettent enfin que les massacres dans les camps de la mort concernaient essentiellement les Juifs ? La spĂ©cificitĂ© juive de la shoah Ă©tait tout simplement occultĂ©.

A titre d’exemple, je rappelle qu’1967, lors de l’inauguration d’un monument Ă  Auschwitz, le premier ministre polonais Ă©voquait les victimes de Pologne et des pays d’Europe sans mentionner les victimes juives ? Il faut attendre l’affaire du carmel d’Auschwitz Ă  la fin des annĂ©es 80 pour que la vĂ©ritĂ© soit enfin Ă©tablie.

En fait, ce n’est que dans les annĂ©es 70, soit 30 ans aprĂšs la fin de la guerre, que la spĂ©cificitĂ© de la shoah sera admise et considĂ©rĂ©e comme un Ă©vĂ©nement central de la 2Ăšme guerre mondiale.

Le nazisme, expression du mal absolu, a Ă©tĂ© vaincu mais non Ă©radiquĂ©. D’autres formes de fascisme tel le fanatisme islamique ont pris le relais avec pour objectif de rayer IsraĂ«l de la carte.

Si la doctrine islamiste de l’Iran ou du hamas prĂŽne Ă  l’évidence une forme d’antisĂ©mitisme ouvertement dĂ©clarĂ©, il ne fait pas de doute que de nos jours, dans les pays occidentaux, l’antisĂ©mitisme prenne une forme diffĂ©rente : la forme de l’antisionisme. Certains politiques, journalistes, philosophes ou intellectuels bien pensants ou certains mouvements tels les alter mondialistes s’en prennent Ă  l’Etat d’IsraĂ«l en en l’accablant des pires maux. Bref , l’antisionisme est devenu une expression politiquement correct.

Shmuel Trigano dans son livre « Les FrontiĂšres d’Auschwitz » dĂ©limitent justement les frontiĂšres dans un espace compassionnel : Les Juifs sont priĂ©s de ne pas en sortir. Bref, il ne serait pas acceptable que les Juifs cessent d’ĂȘtre des victimes pour s’arroger le droit de vivre et de se dĂ©fendre.

Que le monde entier sache que le peuple juif se dĂ©fendra tout simplement pour avoir le droit d’exister car tel est l’enjeu !

Les temps ont-ils changé ? La civilisation occidentale a-t-elle progressé ? De nos jours pourrions-nous compter sur l’aide ou la protection des uns et des autres en cas de menace ?

Est-il besoin de rappeler qu’avant mĂȘme le dĂ©but des massacres Ă  grande Ă©chelle, la plupart des pays occidentaux avait fermĂ© leurs frontiĂšres aux victimes des persĂ©cutions antisĂ©mites en Allemagne et en Europe Centrale ? Nous pouvons y inclure des pays comme les Etats-Unis et l’Angleterre. Rappelons l’affaire du bateau le Saint Louis chargĂ© de rĂ©fugiĂ©s juifs d’Europe qui a Ă©tĂ© refoulĂ© par les Etats-Unis et le Livre Blanc des Anglais qui a fonctionnĂ© pendant toute la guerre pour ne pas contrarier les Arabes.

Pendant la guerre, les AlliĂ©s savaient mais sauver les Juifs du massacre organisĂ© n’était tout simplement pas un objectif majeur. Bref, passivitĂ© et indiffĂ©rence ont prĂ©valu. PassivitĂ© de Roosevelt et de Churchill et passivitĂ© du Vatican.

Sans prîner un pessimisme excessif, il nous faut rester vigilants et ne pas se laisser bercer d’illusions.

Aujourd’hui, pour les Juifs du monde entier, la situation est  trĂšs diffĂ©rente de ce qu’elle Ă©tait avant la guerre. Cette diffĂ©rence n’est pas des moindre. C’est l’existence de l’Etat d’IsraĂ«l.

DĂ©sormais, aucun Juif ne devra se cacher ou montrer profil bas. Je l’ai dit l’annĂ©e derniĂšre et par consĂ©quent me rĂ©pĂ©terai : chaque Juif, quel que soit sa nationalitĂ©, son lieu de rĂ©sidence, ses opinions politiques et au-delĂ  de toute connotation sioniste, doit savoir que l’Etat d’IsraĂ«l est et restera pour l’éternitĂ© le garant de son salut.

Comme l’écrit justement Serge Klarsfeld, je le cite « le gĂ©nocide juif interpelle la conscience universelle en raison de son ampleur, de ce qu’il a rĂ©vĂ©lĂ© d’inquiĂ©tant sur l’homme et de son impuissance Ă  empĂȘcher d’autres massacres et gĂ©nocides en d’autres rĂ©gions du monde. Le racisme, la xĂ©nophobie et l’antisĂ©mitisme sont toujours prĂ©sents et la shoah et le produit vĂ©ritable de ce que ces forces sont capables d’engendrer ».

Si nous sommes en droit de douter de l’amĂ©lioration de l’état de l’humanitĂ©, il nous faut malgrĂ© tout faire preuve d’optimisme. je terminerai donc mon propos sur des perspectives encourageantes.

Rappelons tout d’abord que les Nations Unies ont instituĂ© en 2005 une « JournĂ©e internationale dĂ©diĂ©e Ă  la mĂ©moire des victimes de l’holocauste le 27 janvier » date de libĂ©ration du camp d’Auschwitz ou plutĂŽt date de la dĂ©couverte d’Auschwitz car la libĂ©ration des Juifs ne faisait pas partie des objectifs de guerre des AlliĂ©s.

Si la mĂ©moire de la shoah a pu ĂȘtre Ă©tablie et compris par le grand public dans de nombreux pays, il faut d’une part continuer inlassablement d’informer et d’éduquer, et d’autre part, lutter contre le nĂ©gationnisme notamment dans le monde arabo-musulman.

A ce propos, je voudrais Ă©voquer le projet ALADIN. A l’initiative dela Fondationpourla MĂ©moiredela Shoah, le projet ALADIN est une organisation internationale basĂ©e Ă  Paris qui a pour but le rapprochement interculturel, en particulier entre Juifs et Musulmans.

Ce projet est justement nĂ© d’un constat accablant : celui de la prolifĂ©ration du nĂ©gationnisme attisĂ© par le conflit du Moyen-Orient. Son action consiste notamment Ă  combler l’absence d’information dans les sociĂ©tĂ©s du monde musulman. SociĂ©tĂ©s du monde musulman oĂč le sujet du gĂ©nocide des Juifs EuropĂ©ens commis par l’Allemagne nazie reste une vĂ©ritĂ© cachĂ©e et un sujet tabou.

Je ne m’étendrai pas sur les dĂ©tails du programme du projet ALADIN mais les premiĂšres actions de ce projet ont consistĂ© Ă  diffuser la connaissance sur un site internet en plusieurs langues et Ă  traduire en arabe Le journal d’Anne Frank et le livre de Primo Levi « Si c’était un homme »

Si la mĂ©moire dela Shoahsemble dĂ©sormais bien ancrĂ©e, il nous appartient de la transmettre de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Il ne s’agit pas de traumatiser les gĂ©nĂ©rations futures mais d’un engagement moral Ă  transmettre cette mĂ©moire pour que la flamme du souvenir se perpĂ©tue Ă  jamais.

Le souvenir des horreurs du passĂ© reste le meilleur garant du combat contre les horreurs d’aujourd’hui et de demain. A l’inverse, qui veut oublier le mal se condamne Ă  le revivre.

Par Charly Bronner (Président)

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