Choftim

Cha'harit : 09h15 | Min'ha : 16h50

24 août 2017Posté par : alexis

PARACHAT CHOFTIM

Mes chers amis,

Si l’on trouve un corps sans vie, dans la campagne par exemple, la Torah demande de déterminer la ville la plus proche afin que les Anciens de la ville en question obtiennent le pardon pour avoir laisser passer cet homme chez eux sans lui avoir fourni de nourriture et d’escorte. «Tes anciens et tes juges sortiront, ils mesureront [la distance] des villes qui se situent autour du cadavre» (Deut 21, 2).

Mais même si l’on sait de façon précise et évidente que le corps se situe à proximité de tel ville et que les autres cités sont éloignées, on procède malgré tout au mesurage «car c’est une prescription (mitsva) que de s’occuper de mesurer» (Sota 45a). On comprend dés lors que l’acte de mesurer ne répond pas ici simplement à un besoin de localisation. En effet, les anciens et les juges mesurent aussi toute la responsabilité qui n’a pas été assumée vis-à-vis de l’homme retrouvé mort. Mesurer la responsabilité, s’interroger sur l’indifférence et la négligence…

Dans cette recherche, personne ne peut se dérober. Preuve en est : la Michna de Sota (46b) selon laquelle si le cadavre se situe exactement entre deux villes, les deux villes doivent obtenir le pardon. Or, par définition, avant d’avoir été tué, l’homme en question n’est passé que dans l’une seule des deux villes. Néanmoins, le doute planant est trop lourd pour rejeter sur l’autre ville la responsabilité.

Chabbat chalom à tous !

J.Milewski