Ki Tavo

Cha'harit : 09h15 | Min'ha : 16h50

06 septembre 2017Posté par : alexis

PARACHAT KI TAVO

Mes très chers amis,

Dans la déclaration récitée par l’agriculteur qui apporte les prémices de ses fruits, au Temple de Jérusalem, l’homme qui a cultivé sa terre rappelle l’histoire de son ancêtre, Yaacov (le troisième des patriarches), et les difficultés que celui-ci a rencontrées quand il fut confronté à son beau-père Lavan, l’araméen : «Arami oved avi», «l’araméen, celui qui [a tenté] de perdre mon père», de l’égarer.

Le ‘Hidouché haRim (Likouté haRim I p. 439) explique ce verset ainsi : «Arami» est extrêmement proche du terme «ramaï» qui désigne un escroc, un trompeur, un rusé, un fourbe, en somme, un homme malhonnête ; autant de qualificatifs qui s’appliquent à Lavan qui est revenu à dix reprises sur le salaire qu’il avait promis à Yaacov, son gendre, berger de ses troupeaux. L’individu qui se comporte de cette manière ne répond pas aux directives de la Torah qui enjoint la tenue de la parole et une honnêteté totale dans les affaires. Dés lors, cet individu  «perd le mérite des pères», il perd la possibilité de dire «mon père» (« oved avi »)  car précisément, les ascendants d’Israël – dont l’intégrité morale importait au plus haut point –  ne pourraient se reconnaitre en lui.

Ce qui se révèle ici porte sur une dimension identitaire à la portée considérable : l’individu malhonnête, voleur, trompeur, s’inscrit en rupture avec l’histoire juive, il s’inscrit en porte à faux avec l’aspiration du peuple juif à marcher droit sur son chemin.

Chabbat chalom à tous !

J.Milewski