Nitsavim Vayelekh

Cha'harit : 09h15 | Min'ha : 16h50

13 septembre 2017Posté par : alexis

PARACHAT NITSAVIM VAYELEKH

Mes chers amis,

«Vous êtes dressés, aujourd’hui, vous tous devant Hachem, votre D.ieu […] pour que tu contractes [toi, peuple d’Israël] l’alliance de Hachem ton D.ieu ainsi que Son serment» (Devarim 29, 11). Nous serons rassemblés, dans les maisons de prière, en ce dernier chabbat de l’année 5777, les hommes, les femmes, les anciens, les enfants. Et cela, pour une seule raison : pour renouveler l’alliance avec Hachem, pour la confirmer, s’y réengager, pour l’ériger en priorité dans nos vies. Nous serons rassemblés, bien déterminés, à faire avancer notre vocation, notre histoire. Cette vocation, cette histoire, on leur permet de progresser par le biais de l’accomplissement de notre mode de vie spécifique, qui porte le nom de Torah et mitsvot, par une adhésion totale et concrète à cette Torah, à ces mitsvot.

«Et la dernière génération dira, vos fils qui se lèveront bien après vous, et l’étranger qui viendra d’une terre lointaine et ils verront…». Ce verset est curieux car il ne dit pas ce que la dernière génération, les enfants qui viendront plus tard et l’étranger en provenance d’une terre lointaine, diront alors que le verset a annoncé qu’ils diront quelque chose !

Avant ce verset, la Torah envisage qu’un homme, une femme, une famille, une tribu, se détournent de la Torah pour adopter d’autres divinités, d’autres valeurs, d’autres systèmes de pensée ; et qui considèrent qu’ils ne partagent plus le destin d’Israël au prétexte qu’ils suivent les chemins de leur cœur à eux.

C’est là que se produit la survenue tragique de la «dernière génération». Combien de lignées juives ont-elles disparues à cause de la violence, des mésalliances et de l’ignorance ? Et cette dernière génération qui va disparaitre à cause de cette volonté de leurs parents de se dégager des mitsvot interroge, silencieusement mais si clairement : «Benekhem acher yakoumou méa’aharékhem», «Et vos enfants qui devaient se lever et voir le jour après vous, qu’en faîtes vous ? Et à vos descendants qui ne le seront pas, que direz-vous ?». «Vehanokhri acher yavo méerets re’hoka», « Et l’étranger provenant d’une terre lointaine, et le yid qui ne connait rien, étranger à la Torah, si éloigné, dans sa contrée mentale, qu’adviendra-t-il de lui si c’est toi qui le rejoins ? Si toi-même tu ne restes pas juif, comment veux-tu que les autres juifs le restent ? Si toi-même boude la synagogue, pourquoi veux-tu la trouver ouverte quand tu en as besoin?

L’événement de la judéité, il ne se vit, il ne s’exprime que par une vie emplie de mitsvot. Sans quoi, cette identité sommeille, tel Jonas qui dort dans la cale du navire. «Mais pourquoi dors-tu ?» lui demande le capitaine du bateau. «Lève-toi et appelle ton D.ieu !».

Chabbat chalom à tous !

Rabbin Jacky Milewski