Hanouka (2)

Cha'harit : 08h00 | Min'ha : 20h10

14 décembre 2017Posté par : alexis

Mes chers amis,

Heureuse fête de ‘Hanouka à vous tous ! Que les lumières de la Torah brillent dans les cœurs !

Le Rav S.R. Hirsch explique (Bem’aguelé chana I p. 191) : la civilisation grecque a développé les idées de liberté, de justice, d’égalité. Mais elle n’en a pas pour autant déclarer que chaque être humain a droit à la même reconnaissance en droits que tous les autres. 75% de la population athénienne était des esclaves. La civilisation grecque ne reconnaît que le droit de l’individu à s’assurer de sa liberté mais elle ignore le droit à la liberté d’autrui. L’idée de justice, les grecs l’ont enseignée mais ils ne l’ont pas accomplie.

Ce n’est que la Torah qui considère tous les hommes comme faisant partie d’une seule famille. Ce n’est que lorsque le nom du D.ieu des hébreux a surgit aux oreilles des l’humanité que le pouvoir de la force et de la violence a été remis en cause. Chaque visage – écrit le Rav Hirsch – serait-ce celui du plus faible, du plus démuni, exprime une contestation énergique contre tout oppresseur serait-il le plus puissant.

Dans ces lignes, le Rav Hirsch, qui vécut au 19ème siècle, envisage donc le visage comme l’expression du refus de la loi du plus fort. Emmanuel Lévinas a marché sur cette voie en écrivant : «Le visage… est inviolable ; ces yeux absolument sans protection, offrent cependant une résistance absolue à la possession… Voir un visage, c’est déjà entendre : «Tu ne tueras point», c’est entendre «justice sociale»…» (Difficile Liberté p. 21).

‘Hanouka saméa’h lekoulam !

J. Milewski