Vaera

Cha'harit : 07h25 | Min'ha : 17h05

10 janvier 2018Posté par : alexis

PARACHAT VAERA

Mes chers amis,

Face à pharaon qui refuse obstinément de rendre la liberté à ses esclaves, Moché annonce : «Voici que je ferai tomber, à pareille heure, demain, une grêle très intense, telle qu’il n’y en a pas eu de semblable  en Egypte depuis le jour où elle a été fondée» (Ex 9, 18). Rachi rapporte que Moché a tracé un trait sur un mur et a dit à pharaon : «Demain, quand le soleil arrivera sur ce trait, la grêle tombera».

Nous nous inspirons d’un commentaire du Rav Yossef Tsvi Salent (Beer Yossef sur Vaéra p. 34) pour le développement suivant :

Selon les lois de la nature, avant que ne tombe une grêle puissante, capable de terrasser hommes et arbres, le ciel s’épaissit et se couvre de nuages sombres et pesants, de sorte à ne laisser aucun rayon de soleil passer. Le ciel se charge de glace, l’horizon s’obscurcit, le soleil semble s’être déjà couché. Mais puisque Moché annonce ici à pharaon que la grêle commencera à tomber quand le soleil sera parvenu au trait tracé sur le mur, cela signifie que le soleil devait briller quand la grêle se mit à tomber !

Si «la misère du monde n’est pas de dimension humaine», il semble bien que pour y mettre fin, l’humanité a besoin de recourir à d’autres moyens que ceux mis à la disposition par la simple nature humaine. C’est pourquoi la Torah a été donnée. Ses prescriptions, d’origine divine, accomplies au quotidien, sont les éléments qui permettent de combattre la misère de ce monde car la Torah, elle aussi, ne relève pas de la dimension humaine.

Chabbat chalom !

J. Milewski