Pourim

Cha'harit : 08h00 | Min'ha : 20h10

28 février 2018Posté par : alexis

POURIM

Mes chers amis,

Que vous puissiez vivre une heureuse fête de Pourim, pleine de joie et de lumière, vous et vos familles !

******************************

«Leur religion est différente de celles de tous les peuples» affirme Haman pour convaincre Assuérus d’anéantir les juifs. La haine perçoit les choses exactement telles qu’elles sont. En effet, le Rav S. R. Hirsch (Bem’aguelé Chana II p. 222-3) développe, en lien avec les propos de Haman, les points qui constituent la singularité du droit hébraïque :

Alors que généralement, la loi provient du peuple ou de ses dirigeants, le peuple juif découle de la loi divine. C’est la Torah qui a fait des hébreux, un peuple. Alors que généralement, le droit et la religion représentent des moyens d’évolution et de développement pour l’individu et la collectivité, pour le peuple juif, tant l’individu que la collectivité ne se considèrent comme une finalité que par l’accomplissement de la loi. Alors que généralement, la loi s’adopte aux moeurs de la société, Israël est appelé à se hisser aux exigences de la loi. Alors que généralement, la loi et la religion représentent une dimension de la vie (la religion a son espace, son culte, son temps) et que le reste de l’existence trouve son fondement ailleurs, la Torah se déploie à toutes les dimensions de la vie humaine.

Le Rav Hirsch poursuit la comparaison : la loi des peuples est le fruit de l’évolution intellectuelle et culturelle à une période donnée. C’est pourquoi cette loi est appelée à se transformer, en correspondance avec le niveau de maturité du peuple. Dans la perspective juive, la Torah, à nous offerte, reste le modèle à suivre, la finalité ultime, l’objectif pour lequel nous changeons nous-mêmes !

Selon la tradition talmudique, les événements de Pourim ont été l’occasion pour les juifs de se réengager dans la Torah, source de lumière. C’est aussi l’une des raisons de la joie qui accompagne cette fête, la joie de la Torah.

Pourim saméa’h lekoulam !

J. Milewski