Para

Cha'harit : 07h20 | Min'ha : 18h35

08 mars 2018Posté par : alexis

PARACHAT PARA

Mes chers amis,

La Torah demande de prendre une vache rousse, parfaite, sans défaut, n’ayant jamais porté le joug, pour la faire sortir du camp, la transmettre au kohen, et procéder à sa che’hita. Après quoi, le kohen lancera, à sept reprises, le sang de la bête, avec son doigt, en direction du Sanctuaire (Nb 19, 2 à 4).

Le Rav Hirsch (Bema’aguelé Chana II p. 258-9) explique que la Torah fait allusion ici à une bestialité bouillonnante, refusant tout cadre, toute limite, une bestialité puissante, sans retenue (la vache est rousse, couleur du sang vif et dynamique, entière dans ses pulsions, refusant de porter le joug moral et éducatif).

Un tel être de jungle ne peut subsister au cœur de la société humaine. La vache est transportée hors du camp, livrée au Kohen, à l’homme du service de D.ieu, l’homme de Torah, l’homme qui a tant travaillé sur lui-même que lui seul est capable de maîtriser cette redoutable énergie débordante et destructrice.

De son doigt maculé du sang de cette vache rousse, il montre la direction du Temple. Il signifie par là que chaque battement de cœur, chaque goutte de sang circulant dans le corps, ne sauraient perdre de vue la destinée de leur sanctification par la pratique de la Torah et de ses injonctions. C’est à sept reprises qu’il procède ainsi de sorte à affirmer que déjà, dans ce monde matériel (représenté par le chiffre sept), l’accès à l’élévation spirituelle est possible, déjà possible.

Chabbat chalom à tous !

J. Milewski