Tsav

Cha'harit : 07h05 | Min'ha : 19h25

21 mars 2018Posté par : alexis

PARACHAT TSAV

Mes chers amis,

La première portion de la sidra est consacrée à différents types d’offrandes présentées au Temple. Dans ce cadre, nous retrouvons Aharon et ses fils : «Ordonne à Aharon et à ses fils en disant : telle est la loi de l’offrande d’élévation…» (Lev 6, 2). Concernant l’offrande d’oblation, la Torah dit qu’une partie était consumée sur l’autel alors que «  ce qui reste, Aharon et ses fils en mangeront » (6, 9). Un peu plus loin, il est dit : «Telle est l’offrande d’Aharon et de ses fils qu’ils présenteront pour Hachem au jour» de leur intronisation (6, 13). Un peu plus loin encore, il est dit : «Parle à Aharon et à ses fils en disant : Voici la loi de l’expiatoire…» (6, 18).

La seconde portion de la sidra se concentre sur la cérémonie d’intronisation d’Aharon et de ses fils : «Prends Aharon et ses fils avec lui ainsi que les vêtements et l’huile d’onction…» (8, 2), « Moché approchera Aharon et ses fils, il les lavera à l’eau » (8, 6). Puis, Aharon et ses fils procèdent à l’imposition des mains sur la tête de différentes offrandes animales (8, 14 et 8, 18). Moché asperge l’huile d’onction «sur Aharon et ses vêtements, et sur ses fils et les vêtements de ses fils avec lui» (8, 30). «Moché dit à Aharon et à ses fils : Cuisez la viande !» (8, 31) ; il leur demande de rester sept jours au sanctuaire (8, 35) et la sidra se conclut par le verset : «Aharon et ses fils accomplirent toutes les paroles que D.ieu ordonna par le biais de Moché» (8, 36).

On l’aura compris : Aharon et ses fils participent à une destinée spirituelle et religieuse commune ; ils partagent une vocation, une raison d’être, qui enveloppe leur histoire individuelle. Les différentes générations se reconnaissent dans les mêmes gestes.

On est bien loin du conflit de génération où parents et enfants puisent leurs références dans les temps où ils évoluent, où un enfant regarde avec une certaine suffisance les vieilles croyances de sa famille, où un parent ne parvient pas à se reconnaître en sa descendance.

Les générations juives s’étalent sur le temps, bien sûr. Mais la Torah leur permet de vivre dans le même temps, de se retrouver autour des mêmes rites, des mêmes textes, autour des mêmes souvenirs, autour des mêmes espérances.

Chabbat chalom lekoulam !

J. Milewski