Kora’h

Cha'harit : 07h30 | Min'ha : 19h20

13 juin 2018Posté par : alexis

PARACHAT KORA’H

Chers amis,

Il peut arriver qu’un conflit ne dise pas son nom c’est-à-dire qu’il peut arriver qu’un conflit en cache un autre et que de fait, ce dernier reste inexprimé. Ainsi, dans notre sidra, Kora’h se révolte contre le leadership de Moché et d’Aharon : « C’en est trop pour vous ! » (Nb. 16, 3). Rachi explique : «Vous avez pris bien trop de grandeur pour vous-mêmes… Si tu as pris la royauté pour toi-même, Moché, tu n’auras pas du offrir la prêtrise à ton frère !» ; comme si c’était Moché qui avait décidé de ce que sa vie serait, comme si c’est lui-même et non D.ieu qui avait choisi Aharon. Comptabilité politique : à qui revient quelle attribution et en fonction de quoi ?

C’est le conflit exprimé. Il en dissimule un autre qui n’apparaît pas explicitement dans la Torah puisqu’il est littéralement seulement «13sous-entendu». En effet, le Talmud de Jérusalem rapporte que Kora’h remettait en cause l’origine céleste de la Torah ainsi que le caractère prophétique de Moché. Celui-ci aurait tout inventé. Kora’h ne peut le dire, n’ose le dire mais le fond  du problème est là.  La question sous-jacente à la dispute est une question de croyance, de confiance en l’autorité de Moché Rabénou, s’exprimant au nom de Hachem. En s’attaquant à Moché en tant que roi (Moché en avait le statut spécifiquement), Kora’h utilise les ressorts du politique pour régler ses comptes avec la religion.

Cette analyse psychologique de la personnalité de Kora’h permet de mieux comprendre pourquoi Kora’h et ses acolytes sont engloutis dans la terre : le combat qu’ils menaient était sous-terrain…

Chabbat chalom à tous !

J. Milewski