Roch Hachana

Cha'harit : 07h05 | Min'ha : 17h05

06 septembre 2018Posté par : alexis

ROCH HACHANA

Mes chers amis,

Pour vous tous, pour vos familles, que cette nouvelle n’apporte que des satisfactions, la joie de la Torah et la plénitude. Beaucoup de metikoute, beaucoup de douceur !

«Et tout le peuple a vu les voix, les flambeaux et la voix du chofar, et la montagne qui fumait ; le peuple a vu, il fut pris de chaleur, il se disposa au loin» (Chemot 20, 15).

Rabbi Chalom Noa’h Bérézowski (Netivot Chalom I p. 11) explique ce verset qui décrit la spectaculaire révélation divine sur le Sinaï ainsi : le verset ne parle pas des enfants d’Israël mais du «‘am», du peuple, terme qui comporte une connotation assez négative et qui renvoie à une certaine population qui se contente d’artifice et de superficiel. Ces gens on assisté au spectacle grandiose qui conjuguait son et lumière, tumulte et nuées. On imagine ou plutôt on ne peut pas imaginer le vécu de ces individus au moment de la révélation. Et pourtant, dit le verset, ils sont restés loin. Ils ont été impressionné par ce à quoi ils ont assisté, ils en ont encore beaucoup parlé après l’événement mais ils n’ont pas recherché à comprendre que cette extraordinaire mise en scène ne devait constituer que l’introduction à l’acceptation à la Torah. En se cantonnant à la dimension populaire et esthétique, le peuple «s’est positionné au loin».

Le verset évoquait aussi la sonnerie du chofar. Il est remarquable que cette sonnerie exige une prestation physique certaine. Il faut du souffle, de l’endurance, de la technique et la maitrise de la respiration. Mais précisément, limiter la sonnerie du chofar à ces considérations, compter les secondes qui passent pour mesurer la tekia guedola et voir jusqu’où le baal tokéa ira, c’est se positionner au loin du chofar. Il y a autre chose à entendre et il y autre chose à attendre de cette sonnerie.

Que nous puissions l’entendre !

Chana tova lekoulam !

A guit your !

J. Milewski