Kippour

Cha'harit : 08h00 | Min'ha : 16h45

17 septembre 2018Posté par : alexis

KIPPOUR

Chers amis,

 A Kippour, à plusieurs reprises, nous réciterons la prière si émouvante dont les phrases débutent systématiquement par «Avinou, Malkénou !».

 Presqu’à la fin du texte, nous implorons :

 «Notre Père, notre Roi, agis pour ceux qui ont été assassinés pour Ton Nom inaccessible !

 Notre Père, notre Roi, agis pour ceux qui ont été abattus pour Ton unicité !

Notre Père, notre Roi, agis pour ceux qui ont pénétré le feu et l’eau pour la sanctification de Ton Nom».

Et nous-mêmes que faisons-nous pour eux, pour tous ces juifs qui – au cours de l’histoire – ont donné leur vie pour ne pas renoncer à leur croyance ? Pour tous ces juifs qui ont été menés à la mort parce qu’ils ne tenaient en aucun cas à rejeter la Torah et le mode de vie qu’elle préconise ? Cette croyance, cette identité, cette Torah, ces prescriptions sont-elles – dans nos existences respectives – le point central autour duquel tourne notre vie ou bien sont-elles quelque chose qui relève de l’accessoire, du ponctuel, de l’événementiel ? Notre esprit s’imprègne-t-il, à chaque moment, de notre destinée religieuse et spirituelle ou bien intègre-t-il des valeurs qui ne correspondent pas à notre moi profond ?

En quoi le souvenir des communautés juives massacrées lors des croisades car elles refusaient d’embrasser la croix, en quoi les juifs brûlés sur les bûchers de l’Inquisition pour avoir continué de « judaïser », en quoi les juifs qui restèrent attachés à leur antique parchemin signifiant par là aux cosaques leur refus de se convertir, en quoi les juifs déportés en Sibérie par le régime soviétique pour avoir persévéré dans la voie de la Torah, en quoi tout cela anime-t-il notre esprit ? En quoi finalement l’histoire de notre peuple impacte-elle sur notre histoire personnelle ? En quoi l’histoire de nos pères et de nos mères est-elle notre histoire ? C’est peut-être à ces questions qu’il nous faut fournir une techouva c’est-à-dire une réponse.

Guemar ‘hatima tova lekoulam !

J. Milewski