Noa’h

Cha'harit : 07h20 | Min'ha : 16h50

10 octobre 2018Posté par : alexis

PARACHAT NOA’H

Mes chers amis,

«Voici/Elé les descendants de Noa’h…» (Gen 30, 3). Le Midrach Beréchit Rabba (30, 3)  commente le mot «Elé» en expliquant qu’à chaque fois que le texte biblique l’utilise, il entend «invalider les précédents» alors que lorsque la Torah emploie «Veélé/Et voici», c’est qu’elle entend ajouter à ce qui a été dit précédemment. Le Midrach poursuit : Noa’h et sa descendance constituent une rupture totale avec la génération du déluge. Noa’h a donc été sauvé du déluge car il ne se reconnaissait pas dans la société humaine antédiluvienne marquée par toutes sortes de violence. Faut-il être en rupture ou un suiveur ? Tout dépend de ce que l’on suit. En tout cas, le terme «Elé» inaugure un horizon nouveau.

Dans le deuxième paragraphe du Chema’, il est dit : « Vous déposerez Mes paroles-élé/celles-là sur votre cœur… ». Rabbi Y. I. I d’Alexander (YIsma’h Israël Noa’h, p. 7) commente ce verset ainsi : «Devaraï élé/Mes paroles qui relèvent de la notion du «Elé», déposez-les sur votre cœur» ; c’est-à-dire : «Que la volonté de tout recommencer en mieux vous habite ! Que l’aspiration à dépasser ce qui a été accompli pour le bien vous imprègne de sorte à ce que vous puissiez toujours vous élever dans la Torah et par la Torah !».

Chabbat chalom lekoulam !

J. Milewski