Toldoth

Cha'harit : 07h05 | Min'ha : 17h05

07 novembre 2018Posté par : alexis

PARACHAT TOLDOTH

Mes chers amis,

«Yits’hak a semé dans cette terre. Il trouva en cette année 100 portes ; vayevarekhhou Hachem, D.ieu le béni» (Gen 26, 12). Si Yits’hak a récolté «100 portes», c’est que D.ieu l’avait béni ! Pourquoi le répéter ?

L’explication suivante est inspirée de Rabbi Mena’hem Mendel de Riminov (Beérat haMaïm p. 21) :

Quel type de semailles l’homme juste, le tsadik, confie-t-il à la terre ? Le verset des Psaumes le dit : «or zaoua’ latsadik/Pour l’homme juste, c’est la lumière qui est semée». Le tsadik sème donc autour de lui des graines de lumière. De ses actes lumineux, de ses propos éclairants, ses disciples se nourrissent et grandissent.

«Yits’hak a semé dans cette terre» : il a semé la lumière dans la dimension terrestre, dans la matière. Qu’est ce que cela signifie ? Pour répondre à cette question, posons-nous une autre : le monde est-il refermé sur lui-même ? L’univers est-il limité à ce que l’on voit et perçoit ? La réalité physique et biologique est-elle la réalité ultime ?

«Bachana Hahi / en cette année» : «chana», année vient de la racine «china», changer. Yits’hak propose de changer de perspective, d’envisager un ailleurs que celui de la vie sur cette terre. Les «100 portes» correspondent aux 100 berakhot que nous devons réciter quotidiennement. Chaque berakha est une porte, une porte qui donne sur un ailleurs que ce monde puisque l’on y fait référence au « Roi du monde », au Souverain de l’univers, Créateur et Libérateur.

Ainsi, à chaque fois que l’on s’apprête à manger une tomate, un abricot ou un morceau de poisson, nous vivons, en quelques sortes, une «expérience de sortie de ce monde» puisque chaque berakha renvoie à un au-delà de ce monde.

«Vayevarekhhou Hachem» : il faut l’entendre comme signifiant : D.ieu a fait de Yits’hak une berékha, une source, une source d’apaisement pour les hommes.

Chabbat chalom lekoulam !

J. Milewski