Mikets

Cha'harit : 07h20 | Min'ha : 16h50

06 décembre 2018Posté par : alexis

PARACHAT MIKETS

Chers amis,

L’un des points d’achoppement en termes de doctrine entre la pensée juive et la philosophie grecque classique se concentre sur la création du monde. Si la Torah en fait état dés son premier verset, la philosophie grecque postule l’éternité du monde et de la matière. C’est peut-être l’une des significations du nom de la fête de ‘Hanouka qui célèbre la victoire sur les Yavan. ‘Hanouka, c’est l’inauguration, quelque chose qui commence…

Un autre point – découlant du premier – porte notre attention sur l’incompatibilité existante entre Jérusalem et Athènes au sujet de la divinité même : «Au-delà de la différence évidente entre les principes de pluralité et d’unicité, l’essentiel tient en cela que les dieux grecs ne peuvent être conçus comme omnipotents… Autrement dit, la caractéristique principale du monde grec réside dans l’idée d’une nature qui précède et surplombe toute autre réalité, fût-elle celle des divinités» (P. Bouretz. Témoins du futur, p. 740). On comprend alors que la victoire des ‘hachmonaïm ait été accompagné d’un miracle c’est-à-dire d’une contrariété des lois de la nature, exprimant par là l’idée d’une autorité qui dépasse la nature, reléguant celle-ci au rang de créature.

Ces idées sont décuplées au Chabbat ‘Hanouka puisque nous observons le Chabbat «en souvenir de la création du monde» et «en souvenir de la sortie d’Egypte».

‘Hanouka saméa’h lekoulam !

J. Milewski