Vayakhel

Cha'harit : 07h00 | Min'ha : 19h45

27 février 2019Posté par : alexis

PARACHAT VAYAKHEL

Chers amis,

Notre sidra s’ouvre par l’évocation du Chabbat. Celui-ci figure également dans le Décalogue sous deux formes différentes. Dans la section de Yitro, il est dit : «Zakhor, Souviens-toi du jour du Chabbat…». Cette injonction concerne notamment l’obligation de réciter le kidouch le vendredi soir. Dans la paracha de Vaet’hanan, il est dit : «Chamor, Observe le jour du Chabbat…». Cette formule renvoie au fait de ne pas réaliser les trente-neuf travaux défendus pendant le Chabbat.

Les deux textes du Décalogue sont à ce point enchevêtrés que le Talmud (Chevou’ot 20b) rapporte que «Zakhor et Chamor ont été prononcées en un seul propos [par D.ieu] ce qu’une bouche humaine ne peut accomplir ni une oreille humaine entendre».

Ce qui a été énoncé n’a pu l’être par un être humain qui ne peut pas dire deux choses à la fois et ce qui a été entendu ne l’a pas été selon une audition conforme aux lois de la nature. Ce qui signifie qu’à cet instant, les enfants d’Israël ne faisaient plus vraiment partie de ce monde puisqu’ils évoluaient dans un espace où plus rien ne correspondant aux schémas classiques du fonctionnement de la nature des choses. C’est dans cet espace supranaturel que les hébreux accèdent au monde du Chabbat comme pour signifier que les lois du Chabbat si innovantes (par rapport au monde dans lequel nous vivons), si originales, si porteuses de sens, ne peuvent provenir que d’un ailleurs que ce monde. Au jour du Chabbat, il nous est offert la possibilité d’avoir accès à des dimensions spirituelles n’appartenant pas à l’ici-bas. C’est pourquoi on nous dit bien du Chabbat qu’il constitue comme une préfiguration du monde à venir.

Chababt chalom lekoulam!

J. Milewski